[4/8] Les cartes de redlining des années 1930 montrent un pouvoir plus violent. Produites avec l’État et l’immobilier, elles classaient comme risqués de nombreux quartiers noirs américains. Cette cartographie a fermé l’accès au crédit et à la propriété.
[3/8] Mark Monmonier a montré que l’on peut mentir avec des cartes. Dans les années 1950, les cartes routières Shell guidaient les automobilistes et promouvaient la marque, mais elles faisaient disparaître les réseaux concurrents, notamment les lignes de bus.
[6/8] Ferguson montre ce que les cartes classiques taisent. Michael Brown Jr. est tué en 2014 près de grandes entreprises Fortune 500 bénéficiant d’aides publiques. En face, écoles, trottoirs et services locaux restent sous-financés, dans une ville marquée par l’inégalité.
[7/8] La carte explique aussi la faible participation électorale. Dans le quartier majoritairement noir où Brown a été tué, il n’y a pas de bureau de vote. Voie ferrée surélevée, corridor de rivière et manque de transport rendent l’accès à City Hall plus difficile.
[2/8] Les cartes ne servent pas seulement à trouver un chemin. Elles fabriquent des évidences, dessinent des limites, donnent du poids à certains lieux et en effacent d’autres. Cartographier, c’est donc toujours proposer une manière de lire le monde et de gouverner l’espace.
[8/8] Les contre-cartes redonnent une capacité d’action aux habitants. Elles ajoutent des données oubliées, déplacent le regard et construisent une mémoire collective des lieux. Elles rappellent qu’un territoire peut toujours être raconté autrement. #HGGSP #geography #mapping