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Géographe | Professeur d’Histoire Géographie à Rennes, Bretagne | Directeur de collection scolaire aux Éditions Nathan | Géographie des mers et des littoraux, cartographie, passionné de photographie | Curation de lectures universitaires et professionnelles
Patrick Marques







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[8/8] Les contre-cartes redonnent une capacité d’action aux habitants. Elles ajoutent des données oubliées, déplacent le regard et construisent une mémoire collective des lieux. Elles rappellent qu’un territoire peut toujours être raconté autrement. #HGGSP #geography #mapping
[7/8] La carte explique aussi la faible participation électorale. Dans le quartier majoritairement noir où Brown a été tué, il n’y a pas de bureau de vote. Voie ferrée surélevée, corridor de rivière et manque de transport rendent l’accès à City Hall plus difficile.
[6/8] Ferguson montre ce que les cartes classiques taisent. Michael Brown Jr. est tué en 2014 près de grandes entreprises Fortune 500 bénéficiant d’aides publiques. En face, écoles, trottoirs et services locaux restent sous-financés, dans une ville marquée par l’inégalité.
[5/8] Patty Heyda défend alors la contre-cartographie. Dans son "Radical Atlas of Ferguson", elle superpose fiscalité, entreprises, ségrégation, criminalité financière et accès au vote. La carte devient un outil pour révéler les mécanismes cachés des inégalités urbaines.
[4/8] Les cartes de redlining des années 1930 montrent un pouvoir plus violent. Produites avec l’État et l’immobilier, elles classaient comme risqués de nombreux quartiers noirs américains. Cette cartographie a fermé l’accès au crédit et à la propriété.