C'est juste une observation particulièrement marquée cette année. Les premiers pucerons sont arrivés au début du printemps, il y a 1 mois et 1/2. En bio agroforesterie, la faune auxiliaire était déjà présente. Et particulièrement les larves de syrphe, ici en action.
Une fois qu'on a dit ça, rajoutons qu'il y a une différence majeure entre les 2 parcelles. En conventionnel le potentiel de rendement est de 40 tonnes / ha. En bio, il est de 20. Parce qu'en bio, la fertilisation est différente, et d'autres problèmes impactent le rendement, la cloque par exemple.
Cette observation, on n'a pas pu la faire il y a 3 ans, quand la parcelle en bio en agroforesterie était toute jeune. On a eu beaucoup de dégâts de pucerons. Aujourd'hui, tout se passe comme si un écosystème particulièrement favorable s'est installé. C'est un principe fondamental de l'agroécologie.
En bio, sans pression insecticide, avec des aménagements très favorables à la biodiversité dans et autour de la parcelle, les pucerons sont arrivés très vite, mais comme dit plus haut dans le fil, les auxiliaires sont arrivés en même temps. Il n'y a jamais eu aucun dégât, problème totalement réglé.
Le contraste est saisissant en cette période de milieu de printemps. En conventionnel, les pucerons ne sont pas totalement anéantis par les traitements et sont difficilement contrôlables. Les auxiliaires, eux, n'ont pas résisté aux traitements. Pas d'auxiliaire, pas de régulation.
Sujet intéressant, mais un jour pourra-t-on arrêter d'inviter toujours les mêmes personnes (et donc pas toujours qualifiées) sur ces sujets ? Surtout qu'il existe un réseau de recherche spécifique piloté par INRAE sur cette question, avec des chercheurs de haut niveau :
www.r4p-inra.fr/fr/home/
🤷♂️
1er mai, mon cerisier 😱
Une précocité jamais vue avec un peu plus de 15 jours d'avance sur ces dernières années, déjà anormalement précoces. C'est évidemment lié à un début de printemps exceptionnellement chaud et ensoleillé, dans un contexte de changement climatique.
À gauche, un verger conventionnel traité plusieurs fois avec des insecticides. À droite, un verger bio sans traitement dans une parcelle en agroforesterie. Même date, même variété de nectarine, même année de plantation, parcelles à 400m d'écart. Ces photos vous surprennent ? ⬇️
Mais cette année, on fera certainement beaucoup moins que 40t/ha en conventionnel à cause des pucerons, et sans doute plus que 20t/ha en bio si pas d'autres problèmes. Résultat à la fin de l'été 😀
Rien n'est jamais très simple dans une logique de production et de réduction des pesticides.
Baptiste Labeyrie
Baptiste Labeyrie
Baptiste Labeyrie
Baptiste Labeyrie
Baptiste Labeyrie
Baptiste Labeyrie
Baptiste Labeyrie
Baptiste Labeyrie
Baptiste Labeyrie
Réduire les pesticides : quelles conséquences économiques pour les filières agro-alimentaires ?