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Ça fait vingt ans que l’extrême-droite gagne du terrain. Si vous ne l’admettez toujours pas, ce n’est plus à ce stade de l’aveuglement volontaire – c’est carrément de la complicité.
« La condamnation politique de cette performance est donc insuffisante, voire contre-productive, puisqu’elle est confortable, sans jamais rien demander et sans jamais reconnaître la part que ces mêmes élus jouent dans la normalisation de ce qu’ils condamnent. »
On parle beaucoup de Bolloré en France et de la dérive extrême-drotière des médias qu'il rachète, mais il serait temps de se demander si la stratégie de polarisation active de Pierre-Karl Péladeau (ancien chef du PQ, faut-il le rappeler ?) ne relève pas des mêmes mécanismes.
De surcroît, parions que l'enjeu, s'il se présente, se règle généralement à un stade de pré-publication : au JdM, nommer MBC dans une chronique le critiquant entraîne automatiquement la non-publication de celle-ci.
Plus largement, un organisme dédié à la promotion de la littératie scientifique qui n'accorde pas la moindre pertinence aux sciences sociales se décrédibilise.
S'il a l'impression de "remporter" continuellement des "victoires" quand il confronte ses collègues dans des échanges "d'arguments à arguments", c'est peut-être en partie parce que tous•tes les universitaires n'ont pas le désaccord aussi inélégant que lui.
Toute personne qui oserait transgresser un interdit (un tabou) s'expose Ă des sanctions sociales. Le terme est donc bien choisi...
J'ai l'intuition que c'est paradoxalement sur ce qu'il décrit comme caractéristique du "manque de courage" de ses collègues professeurs qu'il peut fréquemment s'appuyer pour se convaincre de sa quasi-infaillibilité en matière de sciences.
J'ai d'ailleurs écrit un texte sur le sujet dans @revueababord.bsky.social : www.erudit.org/fr/revues/ba....