Trop politiques pour l'État, pas assez rentables pour le privé
Par Défragmenté·e·s
Le monstre utile. Trente ans de surenchère pénale à la française
Par Valérie Rey Robert
Pour l’honneur de la justice
Par Eric Fassin
Au décès d'une patiente, les mots qui manquent
Par aurorelacour
Lyhanna. S’unir et se souvenir pour l’avenir
Par Patrick Le Hyaric
Elle cherche une personne, un corps de métier, ou une institution, à accuser. Elle ne peut pas se dire que c’est une série d’erreurs, de manquements, de négligences et de manque de moyens honteusement, terriblement ordinaires. Parce que l’inacceptable est toujours ordinaire.
Par sarah roubato
Nous en France : quand l'antiracisme prend corps
Par Kendrys Legenty
Lyhanna, les humoristes informent, les journalistes s'émeuvent
Par perrine.vasque
Il ne suffit pas d’afficher une priorité, il faut nous donner les moyens de l’exécuter
Par Syndicat de la magistrature
Enfance : le déni du fort accroissement des situations préoccupantes
Par YVES FAUCOUP
Nous, petites associations féministes, jeunes, peu visibles, sans réserves financières et engagées dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, sommes asphyxiées. Nous serrons les dents chaque jour, pour savoir combien de mois encore nous pourrons assurer nos missions pour les victimes. Citoyen·nes, vous pouvez agir et contribuer à créer un espace associatif féministe engagé, libre et indépendant.
Il y a une constante dans la politique pénale française depuis le milieu des années 1990 : chaque décennie produit sa figure de l’ennemi absolu, et chaque loi d’exception laisse des dispositifs qui, une fois installés, ne disparaissent jamais. Prendre la protection des enfants au sérieux, c'est exiger que les budgets publics aillent vers ce qui crée une réduction effective des violences, pas vers ce qui rassure à court terme et laisse les structures intactes.
La justice relaxe les personnalités d’extrême droite, dont Éric Zemmour, qui ont lancé une campagne mensongère contre Sophie Djigo, prof de philosophie accusée d’endoctriner ses étudiants pour une sortie pédagogique à Calais. Si les lampistes qui la harcelaient ont été condamnés, les responsables politiques sont jugés irresponsables. Nulle diffamation : il s’agirait d’un débat d’intérêt général…
Avec nos patients, parfois, la mort fait partie du chemin. Lorsque l'une d'entre elles est morte, j'avais envie de mettre des mots. D'adresser à la famille mes pensées, mon soutien. Sauf que : je n'étais pas son amie, j'étais son médecin. Le secret médical protège le contenu de nos entretiens.
l.mediapart.fr
Autant de meurtres qui restent comme des traumatismes, des injustices, des plaies à vif dans la chair des familles et au-delà de la nation tout entière. Ces vies détruites, ces enfances volées ne peuvent pas être des « faits divers ». Il s’agit d’une question de société qui appelle un sursaut majeur face aux violences commises sur les enfants.
Elle cherche une personne, un corps de métier, ou une institution, à accuser. Elle ne peut pas se dire que c’est une série d’erreurs, de manquements, de négligences et de manque de moyens honteusement, terriblement ordinaires. Parce que l’inacceptable est toujours ordinaire.
l.mediapart.fr
Dans un pays qui continue de décider démocratiquement qui appartient à la nation - et qui n'y sera jamais qu'un problème à gérer. Le 13 juin à la Gaîté Lyrique, Histoires Crépues, Komune et La Fabrique des Soignants co-organisent Nous en France - un festival antiraciste porté par trois médias indépendants. Ce texte rappelle l’implacable présence des corps oubliés par la France.
Pendant sept ans, j’ai été journaliste politique pour BFMTV. Les raisons qui m’ont fait quitter cette rédaction me poussent aujourd’hui à écrire cet article. Après des heures à suivre l'affaire sur les chaînes d'information en continu, caisse de résonance du discours présidentiel, la sidération d'une constatation : certains humoristes font un meilleur boulot que ces journalistes.
Le Syndicat de la magistrature partage l'émotion nationale engendrée par la disparition de la jeune Lyhanna. Il n’est pas acceptable d’entendre Gérald Darmanin se dire « terrifié » par le dysfonctionnement de la justice, comme s’il venait de le découvrir. Les déclarations de principe ne suffiront jamais à assurer la protection effective des enfants. Seule la mise en place d’une politique publique prioritaire incluant l’ensemble de tous les services publics peut aider à faire face.
Après la mort de Lyhanna, je ne me prononce pas sur les tergiversations des services enquêteurs mais, me fondant sur mon expérience professionnelle, je rappelle qu’il y a des intervenants sociaux confrontés à de graves situations familiales de plus en plus nombreuses. Ils résistent alors même qu'ils sont régulièrement mis en cause, servant de boucs émissaires face aux drames vécus par des enfants.