on pourrait ne pas savoir ne pas savoir, on pourrait ne pas voir venir de loin, on pourrait entendre le sable se consumer lentement en perles de verre, on pourrait sentir la cuisson des oignons de l’huile d’olive des tomates des aubergines des courgettes
Ou ça s’efface parce que c’est trop cryptique, ou ça déroule écœurant une pompe trop pédante, ou désormais c’est inintelligible par sa mécanique synthétique insignifiante
C’est pour surmonter ces intensités, jusqu’à les refuser que le travail de l’ordinaire presqu’éprouvant me recherche.
Avant que les pierres n’apparaissent, où reposer les corps, avant qu’on nous pousse, comment les falsifier, avant qu’on ne glisse, et si on y retournait, avant que rien ne nous retienne, quelles pages emporter à lire, avant que les parfums s’éteignent, de quel cantilène allait-on se dépouiller
De mes souvenirs les plus vifs s’ouvrent des traces qui s’estompent laissant apparaître des remous de fiction. Désormais tout me regarde, et s’inscrit en moi pour s’effacer un peu le jour d’après, gardant au fil du temps quelques mots d’essence volatile, des principes qui s’ébranlent sur le moment.
Les utopies du partage en période de dystopie, l’épuisement aux limites du toujours plus, savoir s’arrêter de consommer avant d’être consumé