(Et qui n'ont aucune raison d'apprendre, puisqu'être approximatifs, voire médiocres, ne les expose à aucune sanction hiérarchique ou directe de quelque manière. Au pire une légère déception personnelle, pour les plus honnêtes avec eux-mêmes.)
Anarchiste couteau aux dents a priori, quand j'explique que je trouve bizarre de demander à l'État une ristourne d'impôts parce qu'on a les moyens de payer quelqu'un pour faire son ménage, par exemple.
Ou que le fait que d'autres gagnent plus ne doit pas effacer que 75 % des gens gagnent moins...
Ça me rappelle une histoire récente que reconnaîtront beaucoup de collègues : notre élu très content de nous dire qu'ils avaient, lui et ses collègues, défini les "12 priorités du mandat".
Et à qui j'avais dû expliquer, calmement, que ça revenait à n'avoir rien défini du tout...
C'est d'ailleurs à cause de ce genre de moments que je suis *très* sceptique sur les dispositifs visant, après la fin du mandat, à une "validation des acquis" des élus, qui s'imaginent cadres alors qu'ils ne savent gérer ni temps, ni agents, ni argent...
Depuis que j'ai accédé à la classe moyenne éduquée, je crois que ce qui m'amuse le plus c'est comme :
- je suis de droite dès que j'ose rappeler que le réel impose des limites aux utopies
- mais nettement trop de gauche (presque indécent) dès qu'on parle revenu, déciles ou crédits d'impôts...
Qu’on va densifier est plutôt bien intégré par tout le monde, mais les conséquences en termes de mobilités et de nécessités de décentraliser les services sont au mieux tout juste esquissées, et en fait très souvent ignorées.
On ajuste les ratios du SCOT et du PLU, et on se dit que ça ira...
Sur la densification à venir de l’habitat, je suis étonné de voir comme tant des élus locaux, et même d’agents, semblent penser, en somme, que si on densifie, hop, à force on aura de la ville...
Sauf que si travail et les courses sont toujours à 10 km ou plus, ce sera pas ça...
Et si on parle des juges ou des fonctionnaires, on doit évidemment inclure dans la réflexion les militaires.
Pour tous les fantasmes sur les "fonctionnaires qui gouvernent" ou "les juges qui font la loi", on a déjà en trop grand nombre les "élus qui méprisent la loi", très réels, eux.
Je reposte ce court article de Me Landot sur la manière dont on ne peut séparer le statut des agents publics du sujet du maintien de la démocratie :
blog.landot-avocats.net/2026/05/21/p...