A part taper de la kéta en écoutant Madonna, on n'a rien fait de plus gay.
Ce n'est pas le premier. Pas le dernier. Mais je ne sais toujours pas ce que l'on doit dire quand on perd un de ses héros. "Au revoir" ? "Adieu" ? "Merci" ?... Peut-être juste "I love you, David".
Très bonne idée de la part de Frank Michael de mourir le même jour que David Hockney. La Une de Libé vient de lui échapper...
C'est vrai que l'homme qui a foutu la France dans une mouise financière colossale sans être inquiété (d'ailleurs, le voilà réhabilité à pérorer sur les plateaux télé) est très bien placé pour expliquer qu'un ministre n'est jamais responsable.
Je confesse mon inculture face au cas Olivia Rodrigo, que jusqu'ici je réduisais à quelques singles embarassants sur ses ex. Mais ce titre avec Robert Smith est un hold-up parfait. Une friandise qui rappelle l'époque où The Cure était une formidable machine à pop à la fois mélancolique et acidulée.
Romain Burrel
Romain Burrel
En peignant ses amours, ses ex, ses amis (tous ces gens étant parfois les mêmes personnes), dans un cadre domestique ou à poil sortant d'une piscine, il a offert à la culture queer ses lettres de noblesse, gravant l'homoérotisme au cœur du panthéon contemporain.
Romain Burrel
Romain Burrel
C'est l'occas' de revoir "A Bigger Splash" (1973). Le faux docu de Jack Hazan est un précis de décomposition amoureuse et de mélancolie seventies. Une imposture absolue (du cinéma, quoi) qui montre Hockney au sommet de son art et de son désespoir.
Plus tard, quand il avait troqué ses pinceaux contre un iPad, il avait gardé la même insolence, celle d'un punk en costume de tweed qui n'a jamais consenti à vieillir. Le monde perd aujourd'hui son plus grand coloriste, et notre regard se fait un peu plus flou. Plus terne. Plus moche.
Il n'y a jamais de culpabilité dans ses tableaux. Chez Hockney, le désir homosexuel n'est pas un tabou qu'on chuchote, c'est un éclat de lumière qui ricoche sur l'eau ou offre négligemment son cul sur un lit, allongé sur le ventre.
Romain Burrel
Si vous voulez mon avis, qui vaut bien celui de l'ex-ministre de l'économie aka champion de la dette, voilà ce qui fait le lit du RN bien plus sûrement que toutes les sorties de LFI : l'impunité et l'irresponsabilité politique de la droite Macron.