Pour une « présomption de victimité »
Par Anne-Blandine Caire
La présomption d’innocence protège celui sur qui pèse déjà un soupçon pénal. Alors que la personne soupçonnée d’avoir commis une infraction en bénéficie, celle qui affirme avoir subi l’infraction ne bénéficie pas d’une protection équivalente. Pourtant, elle en aurait besoin : sa parole est discutée, éprouvée et confrontée si bien qu’elle se trouve elle aussi exposée à une forme spécifique de suspicion.