"Prendre la protection des enfants au sérieux, c’est demander des preuves que les outils mis en place fonctionnent. C’est refuser que leur souffrance serve de carburant à une machine idéologique dont les effets réels sont opposés aux effets annoncés."
Asoliloque
Le monstre utile. Trente ans de surenchère pénale à la française
Par Valérie Rey Robert
Il y a une constante dans la politique pénale française depuis le milieu des années 1990 : chaque décennie produit sa figure de l’ennemi absolu, et chaque loi d’exception laisse des dispositifs qui, une fois installés, ne disparaissent jamais. Prendre la protection des enfants au sérieux, c'est exiger que les budgets publics aillent vers ce qui crée une réduction effective des violences, pas vers ce qui rassure à court terme et laisse les structures intactes.