À chaque fois qu'un Mac n'est plus officiellement supporté par une nouvelle version de macOS, les mêmes questions reviennent. La solution de simplicité à court terme consiste évidemment à rester sur la version actuelle du système, en sachant qu’Apple continuera de fournir des mises à jour de sécurité pendant encore quelque temps. Ceux qui refusaient de se laisser distancer avaient pris l'habitude de bidouiller avec OpenCore Legacy Patcher, mais le passage à macOS 27 enterre définitivement cette solution. Reste alors l'ultime alternative pour les plus courageux : passer à Linux.
Photo : Jack Wallen/ZDNET
macOS 27 : c’est aussi la fin des hackintosh
Un hommage appuyé, mais un chantier inachevé
Dans cet univers, PearOS est une ancienne distribution Linux qui a toujours eu pour vocation d’offrir une esthétique proche de celle des ordinateurs d’Apple. Elle a refait surface depuis quelques mois avec une interface présentée comme révolutionnaire et baptisée « Liquid Gel », un hommage très appuyé vous l’aurez compris à Liquid Glass.
Le journaliste Jack Wallen a récemment pris le temps de tester cette distribution pour ZDNet. Pour le dire simplement, il s'agit d'un chantier à ciel ouvert qui n'avance que doucement, le projet n'étant maintenu que par une seule personne. Dans la version qu’il a pu essayer sur une machine virtuelle, il n'a d'ailleurs pas eu la certitude de profiter pleinement de ce nouveau design. Une chose est sûre cependant : PearOS s'efforce de singer macOS dans les moindres détails.
Piri et Pear Intelligence sont de la partie !
Le système d’exploitation intègre ainsi « Pear Intelligence » et sa propre déclinaison de Siri, logiquement nommée Piri. L'ambition est d'apporter une expérience similaire à Apple Intelligence directement sur le bureau. Désactivé à l'installation, Piri nécessite d'être enclenché manuellement, ce qui entraîne le téléchargement d'un modèle linguistique de 2,3 Go.
Du côté des autres applications, l'offre préinstallée est réduite à la portion congrue. Il faudra très certainement passer par la case téléchargement pour se constituer une logithèque de base, qu'il s'agisse d'une suite bureautique ou d'un éditeur d'images. Le système se rattrape tout de même avec un lanceur au clavier bien pensé, configuré pour la recherche de fichiers, l'ouverture d'applications ou les calculs simples. En revanche, l'expérience se gâte avec le navigateur web maison, baptisé « Parari », qui refuse obstinément de s'ouvrir.
Bref, si l’idée d'un Linux aux airs de macOS est séduisante sur le papier, ce n’est actuellement pas la meilleure distribution à installer pour redonner vie à votre vieux Mac Intel. Mais d’ici quelques années, qui sait…